Cette publication constitue une synthèse de la recherche intitulée « Dénoncer les discriminations
dans l’enseignement supérieur : entre silence, révélation et signalement », soutenue par le Défenseur des droits et menée par Géraldine Bozec (maîtresse de conférences, Université Côte d’Azur, URMIS), Romane Blassel (docteure de l’Université Côte d’Azur, URMIS), Cécile Rodrigues (Ingénieure d’étudesCNRS, CERAPS), Laura Schuft (maîtresse de conférences, Université Côte d’Azur, URMIS), Christelle Hamel (chargée de recherche CNRS-INED, URMIS), Hanane Karimi (maîtresse de conférences, Université de Strasbourg, LinCS), Pierre-Olivier Weiss (docteur de l’Université d’Aix-Marseille, MESOPOLHIS), Ludovic Morand (chargé d’études, Université de Grenoble, OVE), Marguerite Cognet (maîtresse de conférences, Université Paris Cité, URMIS), et Fabrice Dhume (professeur, Université Catholique de Louvain, ESPO – GIRSEF/IACCHOS).
Pour plus d’information sur le projet ACADISCRI : https://acadiscri.hypotheses.org/
Ce rapport, fondé sur une enquête quantitative et qualitative en milieu universitaire, analyse les obstacles au signalement des discriminations subies par les étudiants et le personnel. Il met en évidence un fort sentiment d’impuissance, une méconnaissance des droits, un manque de confiance envers l’institution, et des rapports de pouvoir dissuasifs. Les rares signalements aboutissent souvent à des arrangements informels, parfois à des représailles, avec peu de sanctions. Cette inertie institutionnelle aggrave les effets des discriminations et fragilise la confiance envers l’université.


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